Andrée-Anne Mercier propose un projet ancré dans le territoire de la Mauricie, fondé sur un dialogue entre sa pratique picturale et certaines œuvres de Léo-Ayotte. À partir de correspondances visuelles, géographiques et chromatiques, elle cherche à faire résonner des lieux encore existants avec l’héritage du peintre, en accordant une place centrale à la maison, envisagée comme trace de la présence humaine dans le paysage.
Au cours d’une fin d’été et d’un début d’automne, l’artiste a parcouru la basse Mauricie ainsi que d’autres secteurs de la région, documentant rivières, forêts, routes, villages et lacs. Ces images, retravaillées numériquement puis transposées en peinture sur bois, constituent la base d’une série qui explore la mémoire des lieux, la douceur du territoire et les liens sensibles entre architecture et environnement. Par les couleurs, les titres et les formes, l’exposition propose une relecture contemporaine de la Mauricie à travers deux regards : celui de Léo-Ayotte et celui d’Andrée-Anne Mercier.

